crazytos

Ou quand les maux deviennent des mots.

Mercredi 8 décembre 2010 à 20:44

Un jour, entre Septembre et Novembre 2009, j'ai écrit:

"C’est étrange. Il est comme un aimant, mais avec une magnitude différente. Il m’attire certes, mais différemment. Je me sens protectrice envers lui, comme s’il ne pouvait surmonter ses problèmes tout seul. Et même si des fois j’aimerais aborder un autre sujet, il m’est tout simplement impossible de le laisser comme ça au bord de la route. C’est vrai que ça ne me plait pas qu’il parle d’elle. Je ne sais cependant pas ce qui me dérange le plus: qu’elle lui ait fait tant de mal ou qu’il l’ait un jour aimé. À vrai dire je ne sais pas si ce qui m’attire autant chez lui c’est justement lui, en tant que personne, qu’homme, ou ses éternels problèmes. Ce pourrait être mon côté mère Theresa qui s’intéresse particulièrement à son cas, telle une mère poule qui couve son œuf. Il est mignon, je n’ai aucun doute sur le fait qu’il me plaise physiquement. Et j’avoue avoir déjà douté sur ses sentiments, elle n’y étant pas pour rien. Mais plus le temps passe, plus je le connais, et plus il me semble lointain. J’essaie de l’aider du mieux que je peux, puisqu’il est impossible de le laisser seul dans ses drap sales, mais la complicité que nous avions jadis se meurt, et ça m’effraie. Je ne sais pas. Ça me prend la tête de ne pas savoir. J’avais des quasi certitudes qui se sont transformé en interrogations puis qui suivent leur chemin vers la négation pure et simple. J’essaie de ne pas penser à ça pour ne plus me prendre la tête, mais il est toujours là, près à me rappeler son existence, à quel point il compte pour moi et la confusion qui s’installe peu à peu dans ma tête. C’est une habitude chez moi, c’est vrai, mais je n’ai jamais été confrontée à ce genre de confusion. C’est nouveau pour moi. Et je ne sais pas quoi faire. Il a surement rêvé, oui c’est ça, ce n’était un rêve, dans lequel il m’a emporté même si un autre essayait de me maintenir sur terre (c’est peut-être grâce à ça que je n’ai pas souffert). Puis le temps est venu de se réveiller, les vacances se sont terminées et il est passé à autre chose. Moi j’ai bêtement voulue continuer à rêver avec lui en pensant qu’il me reviendrait, que ce n’était qu’une mauvaise passe. Mais non, il s’est éloigné pour de bon, j’en suis sûre. Il est là, mais pas comme avant. Il ne me reste plus qu’à accepter. A me rendurcir un peu plus. Comme d’habitude."

Mardi 22 juin 2010 à 16:29

Je n’ai jamais eu la cotte. J’étais le genre de fille qui a des copains mais pas de petits-copains. Oui, j’en avais plein de copains et copines, mais très peu d’amis. Mes relations étaient superficielles et temporaires. Je ressemblais en tous points au cliché de la fille intelligente, grosse et pas très belle qu’il faut avoir à ses côtés au cas où elle pourrait être utile. Je n’étais que Christelle, la rigolote, qui parle beaucoup mais ne dit rien.

Au collège, je passais mes récrées, seule avec Jessica, à vagabonder jusqu’à ce que la sonnerie retentisse, et je me retrouvais complètement perdue et délaissée quand elle s’absentait. Au lycée déjà, je trainais plus souvent en petits groupes mais je jouais toujours le même personnage : Christelle, la rigolote, qui parle beaucoup, peut-être trop, mais qui ne dit rien.

Je ne suis pas non plus vraiment une bonne amie. Je me déconnecte, je me laisse aller, et je ne m’ouvre que trop peu. A vrai dire, je n’ouvre que certaines parties à certaines personnes : ce qui m’arrange le mieux, en gros. Si l’amitié peut se résumer à un feu que l’on doit alimenter à deux, il a alors plus de chances de s’éteindre à cause de moi. Je ne m’investie que peu, et quand je le suis, je fuis à la première étincelle, ayant bien trop peur de me brûler en y jetant du bois pour calmer la flamme.

Non, je ne suis pas une bonne amie, même si je les aime mes amis. Oh Dieu ce que je peux les aimer ! Mais je choisie toujours la voie la plus facile et joue mon plus beau rôle : Christelle, la rigolote, qui parle bien trop mais ne dit rien.

Si je n’établie aucun contact, il ne faut pas m’en vouloir, je ne vous oublie pas pour autant. Je ne suis que moi, la fille qui se comble de joie quand vous pensez à elle et commencez une communication, mais qui n’aura pas l’initiative de le faire.

Une seule et dernière phrase me vient en tête : It’s a sad thing when someone you know becomes someone you knew.

Mardi 22 juin 2010 à 16:20

 

« Le plus terrible ce sont les souvenirs. Quand tout a pris fin, je ne t’avais plus toi, et je le perdais lui. Je me suis retrouvée seule avec ma tête et tout ce que tu avais semé dedans. Les doutes m’envahissaient, la douleur revenait. J’avais l’impression de revivre le cauchemar que tu m’avais jadis fait sentir. Il n’était plus là pour m’aider, et je me suis enfoncée dans un trou dont j’eus du mal à me relever.

Ce n’est pas toi qui me manquais. C’est le souvenir de ce que j’ai ressenti à tes côtés. Le bon, rien que le bon. Le plaisir de plaire. L’adoration d’un être. Le pétillement de l’inconnu. La magie de ce qu’on appelle l’amour. Et ça fait mal de savoir qu’après toi, personne n’a réussit à me faire sentir tout cela. Même tout ceux-là, dont je me suis jetée dans les bras, ayant alcool ou pas comme excuse, ne m’ont pas fait vibrer comme tu me l’as fait.

Ça me hante, le souvenir du jour où je voulais de toi. »

              Je savais que ça n’allait pas durer. C’était trop et en même temps. J’essayais de nourrir trois rêves sans me promettre à aucun d’eux, et j’ai tout perdu, évidement. Je suis consciente de mon erreur, je ne m’en plains pas. Dans le fond, c’est bien fait pour moi. Le plus difficile est néanmoins de passer de tout à rien. Je n’ai jamais senti ma vie aussi vide. Mais ce qui m’effraie le plus c’est que je ne semble pas vouloir y changer grand-chose. Je m’enfonce de plus en plus dans ma solitude. Le seul à qui je m’ouvre c’est lui, mais il n’est qu’un frère et il a une vie, il ne sera pas toujours là pour moi.

            Je ne sais pas vraiment ce qu’il me prend. Je n’ai jamais été aussi lâche, aussi passive et laxiste. J’ai l’impression de n’être qu’un point de plus dans le décor, comme un figurant dans un film, qui voit l’action se dérouler devant ses yeux sans y participer, sans vouloir y participer.

            Je n’ai envie de rien faire, juste de m’assoir et d’attendre que le temps passe en regardant la vie des autres défilée devant mon regard las, juste m’endormir pendant des heures et des heures et rêver à une vie où tout est étrange et fantastique, où il n’y a pas de frontière entre imagination et réalité, où tout peut s’achever juste en se réveillant, où tout serait tellement plus facile…

 

Dimanche 7 février 2010 à 16:20

Je n’ai pas envie de réviser. C’est vrai qu’après l’avoir fait non-stop pendant 5 semaines, c’est normal ne plus supporter étudier. Cependant, ce que je fuis le plus c’est la réalité. Je ne veux pas me plonger dans un livre qui traite d’organismes invisibles mais bien réels, je n’ai pas envie de voire le monde tel qu’il est, avec une perspective certaine, scientifique. Tout ce que je souhaite c’est me perdre dans ma  tête, m’enfuir dans une dimension différente où existent ces créatures fantastiques et terrifiantes, me faire enlever par l’une d’elle et sombrer dans un destin fabuleux, aventureux et excitant. Les bactéries ça n’excite pas, ça me fera vivre un jour, c’est vrai, mais ce n’est pas ça qui me fait vibrer. Rien de réel ne me fait vibrer. J’aurais dut naitre à une autre époque, où la science n’était pas si avancée, où l’on croyait à la magie, aux monstres et au mysticisme. Même si les seuls monstres, en réalité, sont les humains. Et j’en ai honte.

Dimanche 15 novembre 2009 à 20:51

Tu ne me demandes plus d’aller voir la lune. J’étais pourtant prête à tout pour lui poser les yeux dessus, même à marcher pieds nus dans le jardin afin de pouvoir la trouver, en vain. Tu ne me bombardes plus de messages, la nuit pour discuter, au réveil quand je me suis endormie devant mon téléphone portable. Tu ne m’appelles plus estrelinha – petite étoile. Tu ne veux plus me mordre, tu ne veux plus de cet enfant. J’abandonne. Je déclare forfait.

Je n’ai jamais été douée dans ces jeux là. Mais toi, tu m’as entrainé en plein dedans sans même que je ne m’en rende compte. Tu jetais les dés, je te suivais. Ça avançait doucement, calmement, et je suis surement plus impatiente que je ne laisse à croire. J’ai joué sur un autre terrain de jeux, en même temps, en attendant que celui que j’avais commencé avec toi arrive à la case d’arrivée. Dans l’autre jeu, les dés étaient pipés, je le savais, tu sais, mais je m’en fichais, ça me faisait passé le temps. Et comme je le regrette ce temps. Ce temps perdu pour rien, où j’ai certainement finit par te perdre toi. A force de vouloir trop et tout à la fois, j’ai finit par tout perdre. L’autre jeu qui était perdu d’avance, et celui que j’entamais à tes côtés.

Je ne vois plus ton pion. Il est peut-être déjà arrivé à la fin, ou l’as-tu retiré du plateau de jeu ? Je ne sais pas, et je n’ai pas le courage de te le demander. Moi, le mien, il y ait encore sur le plateau, et il se sent bien bête tout seul, en plein milieu d’un jeu qu’il ne peut terminer sans ton aide. C’est pour ça qu’il faut que j’abandonne, que je quitte la partie. A quoi dois-je ressembler perdue au beau milieu d’un terrain de jeu dont je ne connais pas vraiment les règles ?

J’ai pourtant essayé de te ramener vers moi, de te dire que l’autre partie était bel et bien terminé, de crier ton nom avec toute mes forces. Mais tu es resté sourd à mes appels, et je ne peux pas t’en vouloir. Tout est de ma faute. C’est bien fait pour moi.

Je dois cependant t’avouer que c’était de loin le plus beau de mes jeux. Même s’il n’a pas atteint les cases que je convoitais tant. Même si j’ai finit per perdre. Il était beau, et doux, et plein de rêves, et plein d’espoir. Mais je ne suis pas mauvaise perdante. Je ne t’en veux pas. Et je resterais là, sagement à ma place, peut-être encore habitée par un infime espoir, mais je serais là pour toi, comme je l’ai toujours été.

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